Ces derniers temps, c’est le sujet du plaisir que je guéris. Je me suis rendue compte de la culpabilité que je peux ressentir à me faire plaisir.

Tu sais, des petites phrases comme « j’aurais pas dû me l’offrir », « j’aurais pas dû faire ça » ou des sourires gênés de m’être fait plaisir, des fois même la honte ou encore un petit malaise intérieur. Infime, mais bien là!

Il y a aussi le fait de ne pas me donner le droit de me faire plaisir: « je ne me fais pas plaisir parce que c’est pas bien, parce qu’il faut que je pense à mes enfants, à ma famille, à X ou Y ! »

Et le plaisir sexuel aussi… Un sujet touchy. On en reparlera

Je me suis même rendue compte que j’avais la croyance que le plaisir dans le travail, c’est pas bien! Il faut souffrir et il faut travailler dur! Or, je m’éclate dans mon travail, je vis à mon rythme et je crée ce que j’aime. Alors, t’imagines comme cette croyance me gêne et me met des bâtons dans les roues..

J’ai réalisé que j’avais intégré ces schémas limitant dans mon comportement: cette gêne avec le plaisir, la gêne à me faire plaisir et parfois ce non droit de me faire plaisir. C’était tellement intégré et naturel que je ne remettais pas en question mes pensées ni mes émotions ni mes réactions.

En fait, toutes ces idées, ces hontes, ces croyances, cette gêne, ce n’est pas normal! Tout était juste devant moi mais je ne le voyais pas. Mais alors là, pas du tout!

Pourquoi ne pas juste me faire plaisir sans gêne?
Pourquoi cette arrière pensée, ce goût amer qui gâche le plaisir quand je me fais plaisir?
Pourquoi conserver ces habitudes?
Pourquoi ne pas m’autoriser le plaisir simple et pur?

Je crois que je n’étais pas prête à voir et conscientiser ma relation au plaisir jusqu’à maintenant. Je n’étais pas prête à la remettre en question ni à m’autoriser pleinement le plaisir. J’avais besoin de vivre certaines choses avant.

Maintenant que j’ai conscientisé tout ça, j’y prête attention. Je ne crois pas que tout soit guérie, mais je progresse. C’est ce qui compte.

Pour aller plus loin dans ma relation au plaisir, je m’interroge aussi: quelle place est-ce que le plaisir a eu dans la vie des Femmes ces 2 derniers millénaires? est-ce qu’elles y avaient droit? est-ce qu’elles en avaient le temps? comment étaient-elles considérées? n’étaient-elles pas des « objets » de plaisir?

Pour moi, cela montre que ma relation au plaisir est effectivement en lien avec ma propre histoire et ma propre expérience. Mais elle est aussi en lien avec le plaisir que les Femmes ont eu le droit d’avoir dans l’histoire. Et donc en lien avec toutes les Femmes.

Et toi, où en es-tu dans ta relation au plaisir? Tu me le partages en commentaire?

F.

A propos de

Je m’appelle Frédérique MADÉ, je suis accompagnante du Féminin. J'offre des espaces individuels et collectifs de découverte, d'exploration, d'expansion et de guérison du Féminin. J’ai 2 enfants, je suis mariée, j'habite à la Réunion et je partage ma Lumière.